samedi 16 février 2013

"Ouverture" et "Quelques sons inouïs" sur SoundCloud

Écoutez l'Ouverture sur https://soundcloud.com/henri-heuze/ouverture

"Ouverture" est le morceau introductif de l'album Tubelec composé entre 1986 et 1988.

Il est une rupture entre l'avant concert et le concert.
Avant un concert, le public s'installe, les techniciens s'affairent aux derniers réglages, les musiciens se concentrent et gèrent le trac. C'est un moment assez tendu.

J'ai voulu l'Ouverture comme un signal, une alerte, une annonce : attention ça commence.

Construit autour d'une séquence arythmique qui se dévoile dans la 2ème minute, le son est rapidement très chargé en harmoniques grâce notamment au son FM du DX21. Cette acidité est tempérée avec la nappe apportée par le Poly 800 II.
La boîte à rythme DDM 110, de piètre qualité, amène une rythmique pop-rock endiablée (140ppm).

Écoutez "Quelques sons inouïs" sur https://soundcloud.com/henri-heuze/quelques-sons-inouis 

"Quelques sons inouïs" est un hommage à Pierre Schaeffer, inventeur de la musique concrète et génial pédagogue de l'écoute objective, disparu en 1995. En 1996, l'IMEB a invité tous les compositeurs à participer à une œuvre ouverte. "Quelques sons inouïs" est ma participation.



dimanche 27 janvier 2013

Retro et projection...

Le travail de studio n'est pas tout... Il est une étape nécessaire de préparation, de création, de ressourcement en vue de la rencontre...
Aussi voici une rétrospective des concerts et spectacles depuis les débuts :



1987-1988 : Concerts de rue, concerts de lycée, Faverolles City : l'initialisation et le feu de paille

1988-1989 : Son et Lumière sur la Nativité de Jésus : Oraison électroacoustique sur l'Evangile de Saint Luc présentée lors des veillées de Noël de 1988 et 1989 à l'église Saint Honoré d'Amiens. Sans doute mon expérience liturgique la plus libre et traditionnelle qui m'ait été donnée de vivre !

1990-1991 : Electroacoustique toute : "Le Petit Chaperon Rouge" à la BM d'Amiens, "Ed' Zoustaban" et "Ad Deum" au CNR d'Amiens

1992 : Le Sacerdoce et le Curé d'Ars : 3500 personnes découvrent Saint Jean Marie Vianney sur une musique électroacoustique sélectionnée au CIME de Bourges.

1995-1996 : Nicolazic, le Voyant de Sainte-Anne : Après la tempête du 25 juillet 1995, un invité de marque le 26 septembre 1996... Jean Paul II !

2011-2012 : Concerts de rue - le "reboot" et la visite live des "classiques" de l'électro avec les instruments d'époque : Korg MS10 & 20, DSS1, etc...

2013 : maturation et redécouverte de la prise de son, de l'écoute objective et du montage...

2014 : bon là... ça hiberne profondément !

dimanche 18 novembre 2012

La musique électroacoustique... video de Kapialilapointe

Démonstration par l'exemple.
Au détour de mes pérégrinations, j'ai découvert cette video très... électroacoustique.

http://youtu.be/PRcwt96Z3A8


Merci à son auteur pour la justesse du propos et sa force poétique.

samedi 1 septembre 2012

Faire "feu de tout bois"...

Ne pas se contraindre aux normes académiques : chercher sans cesse une perle pour l'oreille...

Tout phénomène susceptible de produire des variations d'une caractéristique physique : courant électrique, pression de l'air, intensité lumineuse, etc... peut et doit être considéré comme un sujet d'étude dans la production d'un son, particulièrement si la finalité première du phénomène n'est pas musicale ou acoustique.

Pour illustrer notre propos, voici le témoignage de comment un aléa se transforme en expérience esthétique : à l'issue de l'assemblage d'un meuble acheté dans un célèbre magasin nordique, j'ai rassemblé les éléments d'emballage en vue de les jeter : cartons, lanières en plastique et pièces de polystyrène. L'une des pièces de polystyrène de section carrée de 5 cm de côté et longue de 80cm environ m'a échappé des mains et a frappé le sol.

En rebondissant, elle a produit un son de percussion très faible, mais fort intéressant. Je me suis donc amusé à faire de même avec les autres sensiblement de même taille : aucune de ces pièces ne résonna de la même façon. Le timbre du son était le même mais la hauteur de la fréquence fondamentale était différente.

J'arrête ici la description physique, car notre propos n'est pas de décortiquer la causalité du son dans le détail, mais de se laisser interpeller par les possibles que nous propose notre activité quotidienne et les objets qui l'accompagnent afin qu'ils soient des prétextes d'actes de création artistique.

Donc, cet objet sonore élémentaire est entré dans ma collection d'objets à exploiter.

La suite consista à l'enregistrer sous toutes les coutures :

- prise de son à courte distance, puisque la variation de pression de l'air induite est très faible
- prise de son avec un micro de contact

Manipulations diverses de la pièce de polystyrène :
- laisser tomber sur le sol
- frapper avec la main
- frapper avec un pichenette
- frotter l'objet
etc...

Cela fait déjà au moins 8 déclinaisons, ou variations, possibles à partir de cet objet anodin.

Une fois ces objets sonores créés, ils peuvent être "réservés", c'est à dire conservés sur un support et surtout identifiés et mémorisés en tête.

A suivre...

Août 2013 : Enfin !!! Les prises de sons ont été effectuées : prochaine étape le montage.

dimanche 15 juillet 2012

Les générateurs... source du son, naissance de la musique - 1


Tout générateur comporte 3 composants montés en série : un oscillateur, un filtre, un amplificateur.

Ces 3 composants permettent de jouer sur les 3 paramètres musicaux du son : la hauteur, le timbre, l'intensité.

L'oscillateur va faire varier l'intensité électrique à une fréquence donnée et en suivant une forme d'onde de la plus simple, la sinusoïde, à la plus complexe, le bruit blanc. Dans le premier cas, le son a une seule harmonique, la fondamentale. Dans le dernier cas, toutes les harmoniques sont présentes et il n'est pas possible de distinguer la fondamentale des autres harmoniques.

L'oscillateur a donc deux paramètres : la forme d'onde et la fréquence.

Si l'oscillateur oscille à une fréquence entre 30Hz et 20000Hz, le son résultant sera audible car l'oreille humaine entend sur cette gamme de fréquence.
Si l'oscillateur oscille en dessous de 30Hz, le son n'est plus audible, mais l'oreille peut percevoir une pulsation rythmique.
Si l'oscillateur oscille au dessus de 20000Hz, nous sommes dans le royaume des ultra-sons.

L'expérience suivante, proposée par Pierre Schaeffer dans le Solfège des objets sonores, permet de comprendre comment notre oreille interprète les sons :

- Programmer la fréquence de l'oscillateur à 1 pulsation par seconde (1Hz) : l'oreille entend une pulsation par seconde : toc.... toc.... toc....
- Progressivement, augmenter la fréquence de l'oscillateur, jusqu'à 10 pulsations par seconde : toctoctoctoctoc....
- A partir de 30 pulsations par seconde environs, l'oreille n'arrive plus à dissocier les pulsations, elle les interprète comme un son continu grave.

Cette première expérience, montre que notre oreille "cérébrale" est subjective et modifie la perception des phénomènes acoustiques et musicaux.

samedi 17 mars 2012

La lutherie électronique, fondement du studio électroacoustique


Le studio électroacoustique est un système de production musicale original. Ce système est composé d'appareils essentiellement électroniques dont l'agencement plus ou moins rationnel permet la rencontre créatrice des sons lors des séances de studio.

Ces appareils électroniques ne naissent pas par hasard, ils sont le fruit d'un travail d'ingénierie experte.

J'appelle donc lutherie électronique le métier qui consiste à concevoir et réaliser des instruments et des appareils électroniques pour faire de la musique.

Grâce à ce métier, les appareils les plus innovant des 100 dernières années sont apparus et ont révolutionné notre rapport à la musique et aux sons.

D'emblée, j'exclus l'ordinateur, car il s'agit d'un appareil multifonctions et multimédia avec des fonctionnalités électroacoustique, mais non conçu dans un but spécifiquement électroacoustique ou musical. En corollaire, les logiciels sont également exclus, car ils ont besoin de l'ordinateur pour fonctionner. Au-delà de cette dépendance, les instruments « logiciels », tels les VSTs, sont intrinsèquement issus de modèles mathématiques ne reflétant que partiellement la réalité des instruments concrets. C'est donc dans un autre article que nous aborderons l'ordinateur et ses fantastiques fonctionnalités.

Plutôt que d'établir un inventaire à la Prévert de l'instrumentarium électronique je préfère mettre l'emphase sur trois familles afin d'en étudier les caractéristiques :

  • Les générateurs
  • Les reproducteurs
  • Les diffuseurs

Les générateurs sont des appareils qui permettre la production de sons. On y trouve la grande famille des synthétiseurs qui va du Theremin à l'échantillonneur en passant par les synthétiseurs analogiques modulaires et les numériques.

Les reproducteurs sont des appareils qui permettre la restitution des sons enregistrés. On y trouve les magnétophones, les systèmes de montage numérique

Les diffuseurs sont des appareils qui permettre la transmission et l'écoute des sons. J'y rassemble les hauts parleurs et microphones, les amplificateurs, les tables de mixage et les moyens de télédiffusion.

lundi 19 décembre 2011

Hawaii

En 1986, je mettais mon jeune talent au service d'un jeu vidéo apparemment éphémère, mais qui est passé à la postérité : Hawaii



Pour écouter et jouer à Hawaii :

Télécharger un émulateur Apple II (ex. AppleWin)
Télécharger le jeu

HAWAII est l'aventure d'Antoine, un employé de bureau, qui doit aller à Hawaii en évitant les pièges de son patron. Humour potache au rendez-vous. Il est le deuxieme jeu de François et Cyrille (Dossier Palmer). Il a maturé au printemps 1986. Nous avions entre 15 et 17 ans. Les dessins ont été réalisés avec la tablette graphique Apple. La musique a été composée, par votre serviteur, avec Apple Duet de Paul Lutus. La possibilité de composer à 2 voix sans co-processeur sonore donnait un côté magique à l'affaire : cela changeait du bip (chr$(7)), du "prrrt" (peek(49200)) et des routines sonores de base que l'on trouvait dans les revues de l'époque (cf. le programme "Orgue" dans l'OI). Bref, on s'est bien amusé : on devait devenir millionnaire :D. En fait on est juste passé à la postérité tout tranquillement (merci Asimov ;)).